Court parcours d'un bruit de ville et d'un bruit de chant.

Court parcours d'un bruit de ville et d'un bruit de chant.
Un bruit court dans la nuit. Semblant de taciturne, il ne reste aucun reverbère qu'il n'ait brisé en un point de lumière minuscule. La perception qu'il attache à ses paroles s'exprime de loin, de près, sur les lèvres d'une femme agée, les yeux dans l'horizon... non, bien sûr que non, les yeux uniquement plongés dans le blabla tumultueux de ce bruit de ville. Contrairement au rat qui hésite entre le monde urbain et le gouffre des égouts, le bruit s'étale sur l'étendue entière de l'espace barbare et vicieux. Né dans les bras ignorants d'un inconnu, le bruit plonge dans la foule qui l'accueille sans gènes. Rien n'est plus doux que son chuchotement, pense la foule. Entre désir et caresses, ils trouvent leur juste milieu. La foule l'applaudit, l'acclame, l'écrit et le murmure. De poches en poches, de mains en mains, de regards en regards... la rumeur chante.
Et tu entends son chant.

Mémah The Cow.

( Va comprendre...)

# Posté le jeudi 22 novembre 2007 14:33

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:07

Cruelle à vie ?

Cruelle à vie ?

"Tais toi, va-t-en et cache
Tes sentiments et tes pensées
Que dans le profond de ton âme
Elles se lèvent et se couchent
comme les étoiles de la nuit
Regarde-les et tais-toi

Ton coeur dira-t-il ce qu'il est ?
Un autre te comprendra-t-il ?
Comprendra-t-il de quoi tu vis ?
Pensée exprimée est mensonge
En fouillant tu troubles les sources.
Nourris-toi d'elle et tais toi.

Sache ne vivre qu'en toi-même
Ton âme contient tout un monde
De secrets et de visions
Le bruit du dehors les effraie
Les rayons du jour les aveuglent"

Tucnev.

# Posté le samedi 17 novembre 2007 08:22

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:07

Ligne par ligne.

 Ligne par ligne.
Fa-ti-guée.
Et tout ça à la fois.
Accrochée à la folie, aux amours sans espoir.
Et même aux rêves perdus.
Oui, parce que je ne rêve plus.
Ni de lui, ni de toi, ni d'eux, ni même de moi.
Etape par étape, j'dégeule ma vie dans ta tasse.
Tu vois, on fait partie de ces contes qui finissent mal.
Il était mille et une fois.
J'avance.
Vite, doucement, je n'sais même plus, je suis perdue.
Mais j'avance, je respire l'air empoisonnée de vos ruelles.
J'admire la grisaille, la tienne.
Et puis je pleure, de nous.
De vous.
De tout.


Mémah.

# Posté le samedi 10 novembre 2007 19:26

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:07

Mille à la fois.

Mille à la fois.
Parce que Mémah The Cow elle n'a rien oublié. J'écris tout et j'donne ça aux papillons pour qu'ils puissent lui rendre ce sourire. C'est de cette vie que j'parle, de ce rêve, de cette illusion... non, ce n'était pas une illusion. J'pourrais demander Pardon à ce masque, mais ce n'est pas avec lui que je veux discuter. C'est avec le noyau. La cause et non pas les effets. Si, tu me comprends, je le sais. Je n'sais pas si l'espoir va bien, je n'sais pas ce qu'il fait mais je n'oublierai jamais l'espoir. C'est comme l'amour. Rien ne s'oublie, le temps n'est qu'un détail. Un détail qui prend tout notre temps. Ouais... ouais... Regarde le ciel, chaque étoile, chaque lumière, chaque seconde, chaque instant. Observe les. Tout compte et tout tombe.

Mémah.

# Posté le mercredi 07 novembre 2007 08:59

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:07

Récapitulatif ?

Récapitulatif ?


Terminus, tout le monde descends.

- Attends tu fais quoi là ? Je viens juste de commencer, mes paroles sont au sang de licorne alors ne lève pas l'ancre comme ça. Un truc déjà : j'suis de nouveau célibataire. Machallah quand même hein. Tu vois, j'suis entre la tension et la grisaille : nan c'est faux, y'a un bout de solitude qui pèse mais c'est plus trés lourd, avec l'habitude j'deviens plus grosse qu'elle. Pétasse va ! En plus c'est pas trop mon délire les règimes, donc voila... En faite on a pas tout perdu, c'est juste qu'on a rien gagné : voilà, tu t'insères ca dans un coin sombre de ton cerveau et ça rallume tout. C'est l'interrupteur de mes pensées. Comme la musique et l'écriture. Bon je garde son parfum sur mon t'shirt, un paquet de mouchoir, ces cinq euros pas remboursés, des souvenis, des rêves et puis... et puis... et puis merde j'descends pas moi. J'reste où j'suis. Pourquoi ils décident à ma place ? Genre si j'reste, j'vais pas être heureuse ? Ca fait chier d'entendre encore ça, c'est bon, on est pas dans un film. Y'a trop de questions dans le noir mais aucune lanterne pour que j'puisse les éclairer. Tu vois, on m'donne pas le choix, limite on va m'jeter par la vitre cassée... Eh oooh lâchez moi !

Et il reste quoi maintenant ? Du sang sur les rails.


Mémah.
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# Posté le dimanche 04 novembre 2007 15:19

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:07