Un, deux, trois... j'en finis pas de compter mes jours.

Un, deux, trois... j'en finis pas de compter mes jours.
" Je suis le roi des scélérats à qui sourit la vie, ordinairement. Mais ce soir, je ne sais pas ce qu'elle a, la vie, mais elle me tire sa méchante tronche crispée, lèvres pincées, des mauvais jours. Qu'est-ce qu'elle a la vie, ce soir? Elle a ses règles, la vie ? Les psys me le disaient mais je ne voulais pas les écouter. Je préférais écourter. "

Ali le magnifique, Paul Smaïl.

# Posté le lundi 29 octobre 2007 07:32

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:07

Tu suis ? Ah nan, toi, Ô digne admirateur de la grammaire française, tu es.

Tu suis ? Ah nan, toi, Ô digne admirateur de la grammaire française, tu es.
- Tu avances ?
- Nan regarde, y'a le néant derrière moi mais j'recule quand même.
- Depêche-toi alors.



Je joue, tu m'suis ? Je joue. Comme un jeu de cartes dans lequel tu ne dois ni gagner, ni perdre. Sinon t'es fini. A vie. Tu m'suis ? A vie. C'est fait exprés, c'est pas le Destin c'est la connerie humaine. Tu m'suis ? C'est la connerie humaine. J'suis pas née pour mourir, j'mène juste une existence de silhouette, ni invisible, ni apparente. De silhouette. Tu m'suis ? De silhouette.


- Je veux juste que tu me dessines un zéphyr. Et mon sourire dans sa légéreté et ma joie dans ses caresse. Et nous, entre ce que tu nommes l'impossible.
Au vent les contraintes.


Mémah.

# Posté le vendredi 26 octobre 2007 15:59

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:07

La fiction enveloppe l'âme et vice-versa.

La fiction enveloppe l'âme et vice-versa.


" Au temps perdu, il y eut...

...l'amitié je pense. Celle dont la source est inconnue mais dont les finalités expriment ce besoin d'attachement, de confiance et d'espoir. Cette amitié qui a le caramel collé aux dents et cette langue de chat piquante coupée en deux. Le partage mon ami, le partage. Puis, il y eut Brel. Une forte mélodie et plus rien. Les pans de ma jupe chantaient en harmonie et demandaient d'être l'ombre de ton ombre. En dentelles, les pans. 2¤50 dans un marché aux puces. La jupe, amère, toute comme l'histoire qui s'écoulait de sa matière décousue. Le thé brûlant ma langue, le vendeur m'avait conté ses quelques drames. Des mensonges, disait ma mère. Je n'y pensais même pas. Ou même plus. Car cette jupe me parlait. L'ennui du temps ne changeait pas son faciès, contrairement à moi. Elle était ma jeunesse. Cette jeunesse trop souvent oubliée. La nuit s'engloutissait dans les rues étroites de mon être. La division des bâtiments s'étalaient en silence, organisation au centimètre près. Même le hasard avait perdu son tracé de vie. Ce n'était pas l'obscure nuit qui m'attachait à l'atmosphère grise des ruelles mais la lumière du réverbère qui illuminait en un point mon existence. Assise au fond du gouffre, sur le banc métallique et froid d'un parc désert, j'écoutais aigrement le vent caresser les arbres. J'étais là mais ni pour écrire, ni pour me plaindre de mon intrigue perdue. Peut-être pour crier à l'infini, peut-être pour trouver, pour retrouver la perte, l'absence, l'adieu. La mélancolie est un mystère tandis que la silhouette du bonheur est facilement perceptible mais sa capture est piégée.
Au commencement, j'ai donc saisi cette nuit. Sur ce banc froid. Moi, qui me noie dans une fugace bile noire, Moi effaçant chaque virgule par peur de pauses et d'arrêt définitif, Moi, ignorante, sans un soupçon d'allégresse. Au commencement était la passion. Cette passion qui déambulait comme somnambule vers la bouche grandissante et affamée de la nuit, là ou la buée sortant s'abritait aux parois brisées de mon image. Au commencement, il y eut sa silhouette et nous. "


***

Mémah.


# Posté le vendredi 19 octobre 2007 17:11

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:07

Que la musique soit ! Et la musique fut.

Que la musique soit ! Et la musique fut.
Le violon a égaré ses cordes dans ma symphonie. Oh ma Musique qui bat les douze coups de minuits, le sang glacé jusqu'à l'étouffement de l'orgasme trompeur, illusionniste et magicien ! Une ligature carolingienne entre ses notes et moi, ni pour séparer, ni pour confondre, uniquement pour traverser ce chemin d'angoisse. A perdre tout, je ne garde qu'elle. De quoi se nourrir, de quoi respirer, de quoi vivre n'est-ce pas ? Mon guide, ma muse, mon tout, mon rien. Soit au fond d'un bus, sous une couette de lait, au travers d'une sombre clarté, face à un soleil timide mais enjôleur, partout et même dans l'espace vide d'un néant familier. Paroles et murmures, dans une faiblesse mélodieuse bien que tu connaisses parfaitement cet esprit fort et sans dégâts. Tu ne sais pas et c'est la seule chose que tu tiens de main ferme. "C'est clair que t'es sombre". Et tu cherches la dernière perle, comme un con, et tu cherches l'ultime fausse note, comme un con, et tu cherches à comprendre, comme un con. Eh Musique ! Enveloppe-moi, ensevelis-moi, aime-moi Musique ! Aime-moi comme tu haïrais un ennemi... Le piano a égaré ses touches dans ma symphonie. Alors Musique, emmène-moi dans mon insomnie ! Ne choisis pas de destination, car rien n'est écrit le Destin est illettré. Un verre de whisky Musique ? J'aimerais que tu m'embrasses juste après alors, pour mourir avec ce goût alcoolisé sur le rouge de mes deux lèvres. Nan ? Un café ? Amère le café ? Embrasse-moi de plus belle Musique. Jusqu'à ce que le sommeil meurt.

Mémah.
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# Posté le lundi 15 octobre 2007 16:21

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:07

T'es sombre mec // C'est clair.

T'es sombre mec // C'est clair.
+ - J'ai l'âme qui saigne à chaque fois que je te dis "je t'aime".
- Ne le dis plus alors.
- Je meurs sans ça.
- Moi j'meurs sans toi et pourtant j'vis avec. +

...

# Posté le samedi 13 octobre 2007 18:56

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:08