Il avait le c½ur pendu à la fenêtre. Rien ni personne ne pouvait apercevoir la lueur dans son regard, cette flamme ponctuelle mais éternelle. Depuis tout petit, il a eu les points de suspension collés à ses jours mais ça, les autres sont bien trop aveugles pour le remarquer. La paranoïa l'attache à sa folie et le pire, c'est qu'il ne veut même pas briser ses chaînes. L'automne avait jailli de l'asphalte, les bus se pressaient comme si le temps allait courir plus vite ainsi. La nature humaine à fait de sa vie une ironie, une tragi-comédie. Les spectateurs sont absents et les répliques muettes. « On mange, dépêche toi. » « J'arrive. » On s'assoit, on mange, on se tait, on demande du sel, on se tait de nouveau, on fait tomber une fourchette, on recommence et on se lève. « Ton assiette. » « OK. ». Deux minutes plus tard, il était dehors. Il commença à respirer dans sa tête et...
Les causes sont multiples dans cet automne. Ce n'est ni la froideur des passants ni la froideur des arbres qui me cognent au visage. Il n'y a que l'essence inconnue de cette saison qui me fait mal au torse. J'ignore et j'en souffre. La nature orange de ma vie se fond dans cette atmosphère, à vrai dire, je n'ose toujours pas différencier les effets et les causes. Ne pas oser. Le courage est une vertu étrangère à ma plume et difficile à utiliser à bon escient. Dans mes difficultés, le combat du nombril règne. Il est le souverain vicieux de mes nuits, l'incohérence, l'impuissance et la cécité. Le rire machiavélique de mes jours sans masques.
Les causes sont multiples dans cet automne. Dans une voiture, derrière un écran, dans une rue froide, moche et sale, remplie de merdes de chiens, dans un monde de chewing-gum ancré dans l'asphalte tordue, entre un tableau et 6 milliards de moutons, dans ma plume et son hypocrisie, dans sa voix et les maux, dans le vide et dans le tout. Dans tout cela, je ne veux plus être. Car nous ne sommes que des points de suspension, suspendus et susurrés au sourire de la survie. Je règne dans le moi personnellement je.
Les causes sont multiples dans cet automne. Le ciel gris ne me touche guère car je suis bien plus gris que lui. Le trottoir sale m'éc½ure : la pluie, je l'aime chez moi. La nuit. Je marche sur les feuilles qui tombent, que l'asphalte méprise. Seches et orange : je les écrase avec frénésie. J'aime sentir le « crac » sous mes chaussures. Mon souverain bien, me demanda t-il. La volonté de bien faire ? Que le semblant s'écarte.
Les causes sont multiples dans cet automne. Car ce fut le début de tout.
Mémaliah.