Foutaises.

Foutaises.

'Cause we are just what you want.

Ce que j'ai entre les lèvres, c'est le goût amer de ses baisers gris. Le désir ardent d'un érotisme partagé, parfois regretté mais toujours ardent. Au sourire des plus beaux regards, quand deux étrangers s'appretent à franchir la ligne de sécurité qui les sépare du néant. J'ai son vide qui s'est réincarné en moi, pourtant le vide n'est rien, il me déchire les organes et court dans le bruit de la nuit, pourtant le vide n'est rien, il t'attache à son sexe et accumule ses desespoirs dans le tien, pourtant le vide n'est rien. Inexistant mais assoifé de bile noir, la négation incomplète de notre vie s'affirme dans mon pessimisme car je ne suis, je n'existe, je ne peux, je ne veux. A la lecture de mes pensées, j'aimerais juste détruire ma naissance. Eviter cette jetée à la vie, cette vague sans océan et rester dans cette ignorance. Le destin m'épuise de ses coups violents, il me viole parfois même avec mon consentement. Et je ne bouge pas. Je me tais, sous les huées des spectateurs, l'hilarité du fond et l'incompréhension des autres comédiens. Mon costume saigne, mon costume hurle, mon costume pleure. J'ai mal de toi.

Mémaliah.

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# Posté le samedi 29 septembre 2007 17:34

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:08

Déguisement déguisé.

Déguisement déguisé.
J'enterre mes vers avant de les copier, ma plume et moi on s'entretue pour un bout de papier.
Vicieuse et acharnée, épuisante et passionée, fatiguée comme si j'faisais le tour du monde à pied.
Avec elle j'pourrais m'inventer une vie : caméra, interview, groupies, paparazzi,
Te faire croire que j'suis sur un nuage, à la pointe d'une étoile, ou dans un jacuzzi.
J'ai l'encre qui pleure rouge quand j'écris pour un cri et que ma feuille est couleur craie,
Je calque mes notes, les déchire parfois par manque de cran, dans chaque mot une âme ancrée.
Elle tire un trait dans mon tracé de vie, traîtresse à ses heures trahies, elle est sacrée :
J'ai cru qu'en elle je pouvais haïr l'argent pour m'enflammer en liberté, sans réellement créer.
Depuis le réveil je n'ai pas compensé mes heures perdues,
J'suis restée derrière chaque question, avec un pansement dans chaque réponse,
De toute façon, moi, c'est surtout ma vie que j'dépense
Car moins y'a d'problèmes et plus on y pense
.
Aujourd'hui, dans l'genre à parcourir la salle pour chercher Satan, sa fourche et son énième pacte,
J'porte un masque comme poids et reste spectateur de mes propres actes.
J'ai l'esprit en zig zag, le coeur gros comme un tic tac, une vie en guise de bric à brac,
Entre nous, j'suis un déguisement déguisé, une pointe aiguisée,
L'espoir à gazer au Zyklon B, une naïveté que l'on braque,
Une incompréhension totale, une fatalité redoutable, un rien, un tout ;
Une énumération acide, une lumière noire, mille défaut et un atout.
Un brouillon brouillé dans le bruit qui brasse ses voiles les bras couverts de braise,
Brandissant un bref instant de brillance qui se brise dans le brouillard, et finit en laisse.

En résumé, je ne suis ni saturnien ne terrien, je suis à terre et je sature de rien.

Mémaliah.

# Posté le samedi 29 septembre 2007 17:30

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:08

Le diable même a besoin d'un compagnon.

Le diable même a besoin d'un compagnon.
Deux aphones dans l'hourvari espiègle qui poignarde nos silences. Cent pour cent, ou à moitié : nos cordes vocales tremblaient, se nouaient, se démêlaient, s'entrelaçaient. La lumière a sa vitesse, le son sa passion et notre faux-silence, sa vérité. Ecrasant tes tympans contre mon âme, je me suis tue de plus belle pour que ton accent aigu puisse trouver sa place face à mon être. La faute de frappe a failli nous fendre dans les fissures des phrases, les ponctuations éphémères s'arrachent comme les pages fatales d'un éphéméride. Laisse moi te feuilleter et fonds en moi pour retrouver le bout du fil. Entre chaque obstacle, pour un simple faux-par, il faut que l'on fasse des sacrifices alors frappe au coeur du mouvement. Je t'ai choisi car les secondes n'ont pas su te rattraper et te voilà pendu, accroché à mon rugissement dernier. Le lion est roi mais nous ne sommes... mais je ne suis que mensonge, pion, bouffon et même clown, sans échiquier proprement dit dans une pudeur perdue car sans utilités aux instants errants. L'écho de nos battements de c½ur a ralentit l'horloge que tu gardes depuis si longtemps. Fin octobre, chaos interdit. Maintenant, toi. Et moi dans le bruit. Et moi dans l'apaisement. Et toi de nouveau. Le baume de nos baisers, les sourcils froncés, la sueur qui glisse de ton front pour échouer sur mon nombril. Partout encore. La liqueur naturelle de nos regards et ce goût perdu dans les secrets de la chambre : j'ai les pensées qui frissonnent lorsque tu t'en vas. J'ai fais un tour complet dans le rond point des suspensions. L'interrogation, l'exclamation d'après. Les draps pleurent comme nous, les larmes s'attrapent au vol. Comme des avions en papier que tu lances. Nos mots sur les ailes... C'est un ange qui... qui... qui connaît déjà son avenir, les cornes qui poussent au ralenti et sa fourche brisant mon rire enfouie dans l'oreiller sanglant ; je t'offre mon âme, tu ne peux pas être pire que le diable.

Mémaliah.
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# Posté le samedi 29 septembre 2007 17:28

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:08

Si tu veux que quelqu'un n'existe plus, cesse de le regarder.

Si tu veux que quelqu'un n'existe plus, cesse de le regarder.
Cavalier d'une rue peu éclairée, seul sous un réverbère juste en face du 10ème, une armée entière dans la poche, criminels et mercenaires dans le genre bachi-bouzouk d'un côté, et soldats accusant l'avis des « pseudos généraux » de l'autre, Il dormait. A vrai dire, les mauvaises têtes ou têtes cassées étaient un peu plus éclairées que les soldats proprement dits mais ça, c'est le discours habituel. Il n'était pas Turc, n'était pas Allemand, n'était pas Anglais, n'était pas Américain, n'était pas Français. Il était tout simplement et est toujours d'ailleurs. Des notes presque murmurées commencèrent à sortir de sa poche pour se transformer parfois en brouhaha, parfois en S.O.S, et parfois en joie. Ses soldats possédaient toutes les couleurs, Il les avait tous mis dans sa petite poche de mendiant. Elles sont arrivées de partout et, malgré les on-dit, Il ne leurs à jamais été infidèles. C'était plutôt le contraire. En passant du rose bonbon, au bleu ciel, du vert feuille au orange abricot. Chaque pilier offert était une trahison de plus écrit dans son journal intime. Ce journal intime avec beaucoup trop de ratures.
Ses soldats empruntaient différents chemins, différentes routes, différents destins. Certains préféraient la voie la plus éclairée. Ils se perdaient entre bijoux, champagnes et demoiselles un peu trop publiques. L'éclat des diamants les rendait encore plus populaires des passants qui tendaient l'oreille sans écouter sincèrement, sans entendre réellement. D'autre, par contre, ont préféré la voie de l'ombre. Une ombre éclairé de passion, d'admiration, de respect. Ils affirmaient leurs combats, chantaient leurs indignations, hurlaient leurs colère, partageaient leurs joies. Travail acharné, sueur, organisation, réflexions sur d'autres combats, diversité, originalité, sans démonstration, sans exhibition, sans mensonge ou du moins, sans gros mensonges. Une partie des soldats furent morts au combat. Qu'ont-ils laissés à part leurs empreintes indélébiles sur Lui, en Lui? De fausses tristesses. Combien de passants qui reviennent désormais régulièrement dans le 10ème, regrettent leurs absences ? Combien les connaissent vraiment et ne jettent pas des roses sur une tombe qui leur est inconnue ? Beaucoup trop malheureusement.
Il dormait et dort toujours mais s'éveille de temps en temps. Il dort et attends qu'une rafale de vent l'emporte. Le Rap dort et rare sont ceux qui peuvent vraiment le réveiller.

Mémaliah.

# Posté le samedi 29 septembre 2007 17:24

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:08

Si on ne peut guérir de ses maux, que faire d'autre que vivre avec. [Oxmo Puccino]

Si on ne peut guérir de ses maux, que faire d'autre que vivre avec. [Oxmo Puccino]
Tous mes silences cognaient sur les murs de ma ville, de cette ville, celle où je suis née. Je crois que c'était un rêve. Un rêve en noir et blanc. Les sourires glissaient de cette pente, cette grande pente, là où je m'étais blessé le genou avec Deniz. Mon oncle lui avait fabriqué une sorte de planche à roulette, on était monté à deux, sans savoir. J'avais 9 ans, j'étais bien, je ne connaissais pas grand chose. J'explorais ce petit endroit avec des yeux beaucoup trop candides, c'est peut-être la seule chose qui me reste de cette époque là. C'est un souvenir en noir et blanc, un peu gris sur les bords. Je me souviens de mon grand père. J'ai pensé à lui hier soir, je crois que c'est grace à lui qu'aujourd'hui, le 28 avril 2007, je suis mieux. Je suis bien. C'est son souvenir qui m'a redonné le sourire, c'est peut-être son coeur qui m'a séché les larmes. On m'a raconté que lui aussi avait une histoire d'amour inachevée, un coeur en mille morceaux. Tout change, sauf l'amour. Tout évolue, sauf l'amour. J'aurais peut-être dû lui parler, lorsqu'il s'asseyait dans le balcon avec sa petite radio, j'aurais du lui dire. Dede, senin yanina oturabilirmiyim ?. Il aurait dit oui, je le sais. Le soleil de mon pays me manque pourtant, je ne le connais pas trés bien... Je disais donc, un rêve en noir et blanc. Un rêve qui erre dans le temps, un rêve qui navigue par ci, par là. Mon ptit rêve à moi. Ce serait faux si je te disais que tout s'est arrêté, le rêve est toujours là, ancré dans cette âme neuve. Il a juste fait une petite pause, pour reprendre son souffle. Chaque fin annonce un prochain commencement. On tire des leçons de chaque épreuve, de chaque départ, de chaque abandon. On se lâche la main, pour ne plus se la reprendre parce que la vie en a decidé ainsi, le destin peut-être. Mais nous on s'en fou, on trouvera d'autres mains qui nous cherche dans ce bas-monde. Moi aussi on m'attends quelque part. Je le sais, j'en suis sûre.

Mémah.

# Posté le samedi 28 avril 2007 14:50

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:08