# Posté le jeudi 26 avril 2007 13:44

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:08

Do you really think she can love you more than me ? Do you really, really think so ? Ayo.

Do you really think she can love you more than me ? Do you really, really think so ? Ayo.
Une torche me brûle de l'intérieur

C'est un cadavre, un déchet, un monstre qui modèle tes sentiments
Une conscience nébuleuse, un ½il hagard, une perte qui te ment
C'est ta plume qui trace ta jeunesse, qui arrache tes rêves de ciment
Une silhouette au bout de la rue, un serpent, un venin, un esprit dément.
Je suis l'enclume sur laquelle on forge ses désirs, un détail de trop
Un c½ur déchiqueté, une âme perdue dans un semblant d'enclos
Un amas de colère, une feuille, une trahison, un stylo
Un train de vie sans compartiment, un reste : égarée dans un 'tit îlot.


Mémaliah.

# Posté le mercredi 28 mars 2007 08:36

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:09

Ne sous estimez pas le pouvoir de la musique.

27 Décembre 1987 - 21 Mars 2007


(f)

# Posté le samedi 17 mars 2007 18:39

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:09

J'ai le coeur noir comme un trou sans fond. Nubi.

J'ai le coeur noir comme un trou sans fond. Nubi.
Le samedi 10 mars 2007 à 4 heures 21,

L'insomnie d'écriture. Mes fautes proviennent d'une impuissance, corps et âmes, au bout d'un arrêt de souffle, haletant, tranchant, ciblé et larmoyant. Elle pianotent les touches noires et blanches d'une ère peu rigide, grave et austère. Elles enflamment des notes confuses, assimilées à un semblant d'espoir, à un éclat de rire en morceaux, à un fou rire en l'air. Mes fautes, mon ignorance et mon innocence jouent avec moi. L'as de c½ur ne vaut plus rien malgré toutes mes touches. Le jackpot m'a glissé des mains par faute d'inattention... ou est-ce un manque de confiance en soi ? Pour un brin de sourire, elles m'ont proposé une partie de roulette russe. Je suis là mais ai-je vraiment gagné ? J'attends un gain futur comme... comme... ces grains de sable, impuissants en solitaire mais fulgurants dans le désert, espérant la goutte de pluie qui ne viendra probablement jamais. J'attends devant ma feuille en crachant les mêmes litanies nocturnes. J'aurais dû écrire un début, une fin, un lien entre chaque phrase pour montrer à mes erreurs que ma plume est un poison souriant et non pas la rupture finale, et non pas un vide grinçant qui, finalement, apporte plus de douleurs qu'il ne devrait. J'aurais dû, j'aurais pu ! Mais. Toujours les mêmes systèmes. Toujours les mêmes thèmes. Toujours les mêmes termes.

Mémaliah.

# Posté le samedi 10 mars 2007 05:34

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:09

Tu vois cette larme là, sur ma joue ? Bah c'est toi.

Tu vois cette larme là, sur ma joue ? Bah c'est toi.
Hier.

Un, deux, trois. Tout avait commencé comme ça. Je n'ai pas su pourquoi, je n'ai pas su comment mais c'était un début. Tout était là : les sourires, les larmes, les joies, les peines. Mais je faisais avec. Il avait ôté mon coeur tout doucement en me promettant de ne pas le relâcher. Je crois que c'était ça la chute dans l'histoire, le piment, le serpent, l'erreur. J'ai vu ma jeunesse dans sa voix, dans ses yeux, dans son amour. Mais. Trois, c'était trop. Beaucoup trop. Est-ce moi qui devait partir ? Est-ce moi qui devait me retourner ? Je n'ai pas pu, je n'ai pas eu le courage. Puis un jour... Un, deux. Et on était bien. J'avais des rêves, des espoirs, j'avais crées un avenir pour lui, pour moi, pour nous. Je savais, j'en étais sûre. Tout était parfait, rien à se repprocher. Il avait tout, l'attention, la douceur, la gentilesse, l'amour, les mots, le soin. Cependant tout a une fin et ici, c'était bien trop beau pour être vrai. Il m'a appelé. 16h dans le café de la rue Beaumarchais. Il a parlé, longtemps ou alors trés peu, je ne sais plus. Un, deux, trois. Depuis toujours. Son coeur n'est pas à moi, sa vie n'est pas la mienne, son amour ne m'a jamais appartenu. Avais-je fait une erreur quelque part ? Peux-t-on pardonner une trahison, peux-t-on pardonner des mensonges ? Quitte à partager son amour, toute ma vie. Je ne sais pas s'il a fait le bon choix mais il est parti, sans se retourner. La rue Beaumarchais hurlait comme jamais.


Aujourd'hui.

Les gouttes de pluie ruisselaient sur la fenêtre à ma gauche. Le ciel pleurait, gémissait, hurlait. Les passants, affolés, couraient dans tous les sens en essayant de le fuir, de s'échapper de sa douleur, de le laisser seule avec lui même.
Nous étions assis dans un café, à gauche de la rue Beaumarchais. Un brouhaha s'élevait de chaque table mais son silence était encore plus assourdissant que ce vacarme. Les yeux fixés sur un coin de la table, il se taisait. Comme il s'est toujours tut. Les mots n'étaient rien, ces mots que j'avais voulu lui hurler dans l'âme, n'étaient plus. Le temps pluvieux se jouait de nos regards fugitifs. Je baissais les yeux, il m'observait. Il baissait les yeux, je le désirais. Qui étions-nous dans ce monde ? Quelle était notre place? Quels sont les rêves que nous avons détruits ? Quelles sont les envies que nous avons cachées ?
J'ai commencé. A quoi penses-tu. Il s'est mit à sourire, les yeux ailleurs, comme toujours. Comme trop souvent. A rien, me dit-il tout simplement.
Il leva les yeux, n'hésita pas, ne craignait rien. J'ai senti une passion au bord des lèvres. Non, ce n'était pas de l'Amour. Non, ce n'était plus du désir. Une passion ardente, frémissante, lointaine et pourtant si proche. Une passion que rien ne pouvait égaler, une passion que personne ne pouvait m'arracher. Dans ces yeux, j'ai vu nos baisers perdus en haut d'une falaise, j'ai vu l'horizon, notre horizon, dans un crépuscule. J'ai senti sa main frôler la mienne, m'enfermer dans son coeur, caresser ma vie. J'ai compris l'idéal d'un destin, d'un hasard. Dans ses yeux, j'ai appris la perte, j'ai appris l'absence. Je me suis vue, pas comme dans un miroir, non, car je me suis vue avec ses yeux. Dis-moi au revoir, ne te retourne plus, vas-t-en.
Je l'ai fait. Je suis partie en laissant mon regard dans ce café, à gauche de la rue Beaumarchais.

Demain.

Je l'avais aperçu au coin de la rue Beaumarchais, pas très loin du café. Malgré les rides au coin de ses yeux, j'avais su que c'était lui. Lui aussi, il me reconnut rapidement. Je lui souris, la tête légèrement penchée à gauche, comme à mon habitude. « Tu vas bien ? Tu n'as pas changé dis donc ». Un sourire rapide, pour cacher l'amertume. Il me serra la main, court instant où tout défila. Il l'avait sûrement ressenti lui aussi. Une brève esquisse du passé nous attachait l'un à l'autre, mais un brouillon reste un brouillon. Il se retourna, chercha autour de lui, fouilla ses poches, me sourit une seconde, leva la tête, siffla. Un silence, comme trois points de suspension éternelle. Hurle mon âme, hurle ! « Que fais-tu ici ? » Il s'était marié, puis avec sa femme, ils avaient décidé d'habiter ici. Il cherchait un cadeau d'anniversaire dans les alentours, cela faisait exactement 3 ans qu'ils étaient mariés. Ils avaient même une fille. Je n'eus même pas le temps de demander son prénom qu'il s'écria « Sarah ». Fuis mon âme, fuis ! « Es-tu marié ? » Le désastre amoureux me colle à la peau, tu sais bien. Il ria. Est-ce donc si drôle que ça ? Il regarda sa montre : l'échappatoire finale, le compagnon le plus fidèle de ceux qui veulent fuir leurs défaites, leurs fautes. Tue mon âme, tue! « Elle m'attends ». Et moi ? Ne t'avais-je pas assez attendu ? Regarde moi dans les yeux, vois cette détresse, cette haine. Ne te fie pas à mon sourire, tu es ma lame, ma larme. Un pas, deux pas, puis plus rien. La rue Beaumarchais ne s'était jamais autant tue.

Mémaliah.

# Posté le lundi 05 mars 2007 09:15

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:09