Il fait froid, parce que l'on regarde là où il n'y a pas de chaleur. [Alexandra David-Neel]

Il fait froid, parce que l'on regarde là où il n'y a pas de chaleur. [Alexandra David-Neel]
Silence Taciturne

Chapitre 5.

.:: Froid et Effroi ::.

J'aurai voulu vous dire mon prénom plus tôt. Mais vous avez bien pu suivre sans non ? Après tout, qu'est-ce que c'est un nom à part des lettres derrière lesquels on se cache ? Mon prénom ne me correspondait pas du tout, il était et est toujours un rêve d'enfance. Son sens me permettait de m'évader. C'est à 3 ans, lorsque j'ai appris sa signification, que j'avais eue mon premier but dans la vie et c'était aussi l'unique fois que mon père ne s'était pas moqué de moi. Je me souviens encore, du jour précis, de l'heure précise et de mes grands yeux remplis d'espoir. Il neigeait. Mes gants ne me servaient presque à rien car chacune était TROUé et laissait apparaître un pouce à l'ongle rongé, un pouce rouge sang par le vent glacial de janvier. J'avançais d'un pas lourd, mon père serrant fermement ma main. Il m'avait donné son écharpe noir et vert qu'il avait maladroitement enroulée autour de mon cou. Elle m'énervait car glissait toutes les deux minutes et mon père devait s'arrêter à chaque fois pour me la remettre. J'avais encore plus froid. Nous marchions, face au vent, face aux gros flocons de neige qui tombaient sur mes cheveux frisés.

- Papa, j'ai très froid.
- On est presque arrivé, t'en fais pas...


Nous étions sortis de la maison pour acheter du pain. Mais quelle idée ! Dans ce froid là ! Il n'y avait personne dans les rues, à croire que tout le monde fuyait. Les sourcils de mon père était devenu tout blanc, ils semblaient congelés. Il devait avoir encore plus froid que moi avec son crâne chauve.

- Papa ? Tu veux ton écharpe ?
- Avance et tais-toi.


Il n'avait peut-être pas si froid que ça. Mes petites jambes tremblotaient dans mon pantalon rose bonbon. Mon bonnet lui était assorti. C'était ma grand-mère qui me les avait offert, je me souviens encore de mon dégoût face à ses horreurs mais aussi de la fausse joie que j'avais du montré pour lui faire plaisir.

- Papa, tu dois avoir froid, tiens mon bonnet, lui dis-je en lui tendant mon bonnet rose.
- Remet-le, vite. Je n'ai pas froid. Je sais que tu n'aimes pas ce bonnet mais met le quand même.
- Mais si je l'aime, c'est grand-mère qui...
- Non, je sais que tu ne l'aimes pas. C'est bizarre d'ailleurs, toutes les petites filles aiment le rose et...
- Je ne suis pas une petite fille !
- Ah oui c'est vrai, j'avais oublié.
- C'est moche le rose, c'est comme les princesses.
- Tu n'aimes pas les princesses ?
- Si. Enfin non.


Il sourit et continua de marcher. Je voyais le réverbère qui se trouvait devant le hall de mon bâtiment. Lui aussi semblait avoir froid. Je voulais courir chez moi, vers la chaleur mais mes jambes ne m'obéissaient plus. Je m'arrêtai soudainement, sans le vouloir.

- Papa, je n'arrive plus à marcher.
- Viens dans mes bras.


Il me porta jusqu'à lui. J'enfonçai ma tête dans son épaule et fermai les yeux. Tout disparaissait à cet endroit là, le froid, la tristesse, les larmes. Je me demande ce qui lui a donné cette haine profonde envers moi un an plus tard. Il coura jusqu'à l'interphone, une main sur ma tête. « Melissa, ouvre, dépêche toi ». A peine entré à la maison qu'il me mis dans mon lit, la couette tirée jusqu'à mon cou. Il s'assit dans un coin et me regarda en souriant. « Ne t'inquiète pas, ça va aller ».

- Tu as toujours froid ? Tu sens tes jambes ?
- Ca va mieux papa.
- Hmm. J'ai un secret à te dire.
- Un secret ? Pour moi ?
- Oui, juste pour toi. Promet moi de ne le dire à personne.
- Promis, promis, lui dis-je les yeux grands ouverts.
- Tu sais ce que signifie ton prénom ?


Sarah. Je m'appelle Sarah. Et ça veut dire princesse.

Demain-Minuit.

# Posté le vendredi 05 janvier 2007 09:05

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:09

Un article à part, loin du thème du blog.

Un article à part, loin du thème du blog.
" Petit article qui s'glisse la par hasard.
Juste pour annoncé l'ouverture d'un nouveau forum qui va en intéresser plus d'un.
Se rassembler, débattre, exposer ses écrits, photos et autres oeuvres, parler de musique, de cinéma, sans avoir l'impression de parler tout seul. Pas de membres VIP, ni de privilégiés, pour entrer tu as juste besoin d'avoir un blog, plutôt simple non ? "


# Posté le lundi 01 janvier 2007 08:15

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:09

J'écris pour ne pas m'ennuyer. Giovanni Casanova

J'écris pour ne pas m'ennuyer. Giovanni Casanova
Demain Minuit.: Tu commences ?

Nalonga. : -Je commence ? Quoi je commence ? Tu sais c'est idiot ce que tu demandes. On commence toujours quelque part. Un jour, une seconde, une minute, un endroit... Commencer la conversation ? Est-ce qu'à partir du "tu" elle n'aurait pas déjà commencé? Comme d'habitude je délire, dure la vie de fous d'écriture, hein?

Demain Minuit. : -Ce qui signifie que c'est moi qui ai commencé la conversation... tu sais maintenant que j'y pense, je me dis que le commencement est un pas vers la fin. C'est bien ce que je fais ? Je t'emmène dans un délire, et tu vas peut être t'y perdre avec moi...

Nalonga.: -Tu sais, le délire j'y suis déjà, et depuis bien longtemps. Pourquoi pas un de plus? Tu m'emmènes mais je te guide, peut-être ne l'a tu pas remarqué. Je 'voudrais me perdre avec toi, partir loin, loin de mes pensées si possible. Tu sais j'ai vu l'homme coincé entre 4 murs toute une vie. Seul les artistes ont vu que leur prison était à ciel ouvert et se sont laissés partir par la voie des airs. Partons aussi.

Demain Minuit. : -(...)

Nalonga. : -Je parle je parle un vrai moulin je sais mais tant de choses à dire. C'est pour ça que nous écrivons, non? Pourquoi écris-tu?

Demain Minuit. : -Pourquoi j'écris ? Laisse-moi regarder... hum... " La question à l'air incontournable, et la longueur de ma réponse me semble inévitable ". Je me demande souvent d'où m'est provenu ce "tilt" qui m'a poussé a prendre la plume : est-ce elle qui m'a appelé ? C'est stupide quand même car quand t'y penses, une plume ne parle pas, une plume ne vit pas. C'est toi qu'est derrière elle, la plume, c'est toi !

Nalonga. : -Ah tu me cites! Ta plume c'est toi... oui tu as raison. Mais ta plume c'est aussi ta meilleure amie... Tu vas trouver ça bizarre mais... je crois que ma plume vit! Elle vit. de ma plume à mon coeur il n'y à qu'un pas, dans sa cartouche c'est une partie de moi qui bat.

Demain Minuit. : -J'ai aussi souvent dit que ma plume était ma meilleure amie mais avec du recul... je crois que c'est impossible. Elle me dit exactement ce que je veux entendre, elle m'écrit uniquement ce que je veux croire. La vérité ? Non, ma plume ne possède pas la vérité. Elle n'a que ce que je sais. Les paroles, elles, connaissent la vérité. La vraie amitié, la vraie, celle qui dure, celle qui fait mal, elle, elle sait toucher la vérité ! Ma plume n'est qu'un mensonge déguisé.

Nalonga. : -D'accord si elle n'est pas ta meilleure amie mais ne l'appelle jamais mensonge. Très bien si la parole a une autre force, plus véridique, mais le pouvoir des mots tu en fais quoi? Parfois j'arrive à faire ressentir plus de choses en quelques mots qu'en un grand discours. Alors que commence le bal des masques, car ma plume va écrire encore longtemps. La vraie amitié? Parfois on pense qu'on la tient mais on perd le fil... Oui, voilà, parfois elle s'effiloche... parfois je ne crois plus en l'amitié. Mais quand je reparle à certaine personne, je me dis que je ne peux pas nier une telle force. On décrit souvent l'humain en renforçant ses côtés sombres, car c'est la vérité mais voilà, l'amitié est un de ses bons côtés.

Demain Minuit. :-Certes, le pouvoir des mots est bel et bien réel mais il est parfois insuffisant. Les mots n'effacent rien de la misère, les mots la rappellent ! Les mots n'effacent pas la douleur, ils sèchent uniquement les larmes ! Je compte mes amis sur les doigts de la main, j'vois qui ? J'vois quoi ? L'amitié m'a joué trop de tours, j'ai un bandeau sur les yeux, ma naïveté n'est pas un mystère. Mais malgré tout ça, je crois toujours en elle ! Tu parles du côté sombre de l'être humain, je te laisse lire l'Egobscur. On ne va pas recommencer...

L'ennui rend fou.

# Posté le jeudi 28 décembre 2006 14:08

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:10

J'avais mis mes souliers devant la cheminée, le père Noël m'a apporté des pieds. [Philippe Geluck]

J'avais mis mes souliers devant la cheminée, le père Noël m'a apporté des pieds. [Philippe Geluck]
Cher Peuples et Enfants du monde,

Dites au Père Noël d'ôter ses ½illères, dites à cet homme de changer de chemin et de faire découvrir sa hotte à d'autres visages. Non, le Père Noël n'est pas égoïste, on ne l'a juste pas prévenu. Il n'a pas la télé, il ne lit pas les journaux, il ne connaît rien. On lui a donné une simple carte et chaque année il doit suivre la même route. Ô enfant du désert, n'en veut pas au Père Noël, rien n'est de sa faute. Ce n'est pas lui qui guide son traîneau, ses rennes saignent au c½ur, elles pleurent car le Père Noël n'entends pas. On lui a pris ses sens. La neige qui tombe doucement est sa meilleure amie, elle lui susurre souvent qu'il y des enfants dans d'autres contrées, dans d'autres villes, dans d'autres rues... mais le Père Noël n'écoute pas. Il repousse les flocons car il ne comprend pas. Pardonnez-lui, il n'a rien fait de mal. Il agit car on lui a demandé de faire ainsi. Les sapins le frôlent parfois mais le Père Noël leurs sourit derrière sa barbe blanche et remplis sa hotte des derniers jouets. Le Père Noël a tourné la tête. Ô peuple barbares, dites au Père Noël de passer là où le vent frémit en larmes !



Mémah.

# Posté le lundi 25 décembre 2006 12:56

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:10

Je rajoute une bougie à ma vie en tête à tête avec mon Rap, en tête à tête avec ma Plume, en tête à tête avec moi-même. [Anonyme]

<< Je veux rien de plus qu'un aller simple vers le bonheur,
Tracer ma route même si je doute qu'ailleurs se soit meilleur.
Pessimiste à souhait même si une lueur d'espoir existe,
Plus rêveur que moi tu meurs et c'est pour ça que j'persiste >>

Koma - Loin des Rêves.

# Posté le jeudi 21 décembre 2006 13:39

Modifié le mardi 16 décembre 2008 06:10